Célébration, à Créteil, du 60ème anniversaire de l'Etat d'Israël

Publié le par Patrick Beaudouin

 



J'ai été invité, dimanche dernier, en tant que Vice-Président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, à participer à la soirée organisée par le Mouvement Siona, au Palais des Sports de Créteil, en l'honneur du 60ème anniversaire de l'Etat d'Israël. Voici le discours que j'y ai prononcé:



Monsieur le Ministre,

 

 

 

Monsieur le Président,

Mes Chers Collègues du Groupe d’Amitié France-Israël,

Mesdames, Messieurs,

Chers Amis, 

Je vous apporte l’amical et fraternel salut du Président du Groupe d’Amitié France-Israël, Claude GOASGUEN, et je suis accompagné, ce soir, non seulement, de Laurent Cathala, Député-Maire de Créteil, mais aussi par Jacques Alain Bénisti, Député du Val-de-Marne et de Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, Députée de Paris.

En célébrant le soixantième anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, nous commémorons un évènement qui n’a pas eu d’équivalent dans l’histoire.

Lorsque, le 14 mai 1948, David Ben Gourion annonce la création de l’Etat d’Israël, il constate, officiellement, la volonté des Nations Unies d’offrir à un peuple, souvent victime de l’histoire, une Nation et un Etat qui l’ancreront dans le monde organisé.

C’est une décision fondamentale et les dirigeants de la communauté juive de Palestine ont résolument mis en pratique cette décision de principe. Ben Gourion, Golda Meir et, ensuite, Yitzhak Rabin et tant d’autres, ont construit, en soixante années, un Pays, une Patrie qui a répondu aux aspirations du peuple juif.

Je ne rappellerai pas tout ce que l’Etat d’Israël a apporté, par le travail et l’engagement de son peuple, à notre civilisation dans tous les domaines de la démocratie, des institutions, au rayonnement scientifique, universitaire, culturel et humain. Certes, petit par son importance territoriale et humaine, l’Etat d’Israël est, cependant, une puissance qui compte sur la scène internationale par sa vigueur intellectuelle, son dynamisme économique, et ses réalisations.

Cette construction, Israël l’a réalisée, non seulement, dans l’enthousiasme et le dynamisme, mais aussi, dans la peine et dans les combats.

L’avenir d’Israël, aujourd’hui, c’est l’établissement de la Paix qui doit couronner son œuvre et la rendre profitable à tous.

Certes, dans le concert des nations de 1947, il y avait des dissonances et la naissance d’Israël était contestée par une partie des populations vivant sur le territoire de la Palestine et des Etats, eux-mêmes nouveaux, qui entouraient celle-ci.

Israël a lutté pour sa liberté, mais il a aussi négocié pour faire reconnaître son droit légitime à l’existence.

S’il y a eu des guerres violentes comme celle des six jours ou du Kippour, il y a eu les négociations de Camp David, la réconciliation avec l’Egypte et avec la Jordanie, un cessez le feu de fait avec la Syrie et le Liban.

S
i, la Paix n’existe pas encore, nous devons cependant remarquer que le conflit actuel, qui oppose Israéliens et Palestiniens, est un conflit qu’une négociation politique loyale pourra et doit terminer.

En conséquence, c’est dans cet esprit politique que doit se créer, aux côtés de l’Etat d’Israël aux frontières affirmées, reconnues et sécurisées, un Etat dévolu aux Palestiniens, lui aussi reconnu et affirmé devant et par la communauté internationale.

C’est l’état d’esprit d’Israël, c’est l’état d’esprit de la France, comme l’a rappelé Nicolas SARKOZY.

Cette volonté de paix de l’Etat Hébreu mérite que toutes les forces démocratiques et de paix du monde soutiennent en ce sens Israël.

Les forces, ce sont celles de la diaspora juive qui voit d’abord dans l’Etat d’Israël une revendication de sécurité pour son peuple et de poursuite de son expansion.

En France, nos compatriotes juifs apportent un soutien massif, généreux à la démocratie israélienne. Ils facilitent, ainsi, de nombreux échanges de ville à ville, des initiatives de solidarité, créant des espaces de dialogue, de rencontre, de compréhension mutuelle, participant ainsi à montrer le vrai visage de la démocratie israélienne, démocratie qui est d’ailleurs la seule à vivre au Proche ou au Moyen-Orient.

Nous en avons eu le témoignage avec les Forums des villes et Forums locaux jumelés organisés par Joël MERGUI.

Un autre exemple, le mouvement SIONA exprime, entre autres, ce désir et cette volonté ressentis par la communauté juive de France, qui veut, avec ses frères Israéliens, contribuer à construire une société fondée sur les idéaux de la justice sociale et de fraternité, imprégnée des grandes valeurs morales du judaïsme.

J’adresse toutes mes félicitations au Président Roger Pinto et à toute sa dynamique équipe pour le travail que réalise le mouvement SIONA.

Mais, le soutien à Israël pour la paix au Moyen-Orient passe par l’engagement des Gouvernements et, ici, la France agit aux côtés d’Israël avec tout le poids de l’attitude unanime de l’Union Européenne.

Le Président Nicolas SARKOZY l’a récemment rappelé lors de la visite du Président Shimon PERES en France.

La France veut voir le processus d’Annapolis réussir et notre pays se doit de participer, aux côtés de son ami, à trouver la voix de la Paix. La France a investi la voix de la diplomatie et elle a, de par son histoire, une grande connaissance du monde arabe. Elle doit, profiter de sa prochaine présidence de l’Union Européenne pour donner tous les moyens aux acteurs de la paix.

Le Président Nicolas SARKOZY s’y est engagé. Il le fera.
 

Le groupe d’amitié France Israël de l’Assemblée Nationale, dont je suis le vice président et que je représente ce soir, aussi, agit pleinement dans ce sens et travaille, en permanence, à être le trait d’union privilégié du dialogue franco-israélien. 

Il rend souvent visite à ses homologues de la Knesset ou reçoit des délégations de celle-ci. C’est par ce contact permanent, entre responsables politiques, que l’on agit sur les gouvernements respectifs qui ont besoin de fonder leurs actions sur un consensus. 

Le groupe d’amitié France-Isarël est à la pointe pour permettre à l’amitié franco-israélienne de s’amplifier et de faciliter les contacts lorsque, parfois, il y a des orages entre nous : l’évolution récente de la diplomatie française depuis de récentes années en témoigne : je veux évoquer ici les voyages rapprochés d’Ariel Sharon, et Ehoud Olmert, les derniers 1er ministres, des Présidents de l’Etat d’Israël, Katsav et Peres. 

Le groupe d’amitié est aussi à la pointe pour soutenir Israël lorsque ce dernier est maltraité par les médias qui tronquent ou pervertissent la vérité ou pour rappeler le droit d’Israël à exiger la libération de Gilat Shalit et ses deux compagnons d’infortune, ou d’affirmer son droit de se défendre, comme après le lâche et odieux attentat de la Yeschiva de Jérusalem ou contre la volonté du « Hitler Iranien » de rayer Israël de la carte. 

Oui, nous sommes ensemble pour lutter contre toute forme de barbarie ou de terrorisme : nous portons les mêmes valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. 

Côte à côte, Français et Israéliens, nous combattons pour ces valeurs et affirmons qu’elles sont inaliénables et non négociables. 

La conclusion que je tire de cet ensemble de démarches est, malgré les apparences, un constat d’espoir et de confiance dans le retour à la paix totale. 

60 années de combat, d’un combat résolu d’Israël pour la vie doivent, maintenant, ouvrir le chemin à un développement pacifique fondé sur la volonté d’un progrès commun à tous. 

La paix, la paix, la paix, tel est mon vœu pour Israël. 

Vive l’exemplaire et digne démocratie israélienne.

Vive l’amitié franco-israélienne.

Vive Israël, Vive la France ! 

Shalom

Shalom

Lé Koulam

 

 

Publié dans Actualité

Commenter cet article