Velib': et maintenant?

Publié le par Patrick Beaudouin

 

La confirmation, par le Conseil d’Etat, de la décision du Tribunal administratif visant à annuler l’extension du Velib en banlieue dans le cadre du contrat liant la société Decaux et la Ville de Paris a entraîné de nombreuses réactions. J’ai, notamment, pris connaissance, avec la plus grande attention, de la proposition de créer un syndicat mixte au nord du Val de Marne pour créer un système identique au Velib parisien.

 

Cette proposition n’est pas dénuée d’intérêt et l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien (Actep) y réfléchit, déjà, depuis plusieurs mois, pour avancer de manière concrète et rapide sur les dossiers « transports » mais aussi « logement » ou encore « développement économique ». Une décision devrait être prise d’ici la fin de l’année.

 

Un constat s'impose toutefois: s’il existe un consensus sur le besoin d’un système de vélo en libre-service sur notre territoire– et j’y suis, à titre personnel, très favorable – deux problèmes majeurs restent à résoudre :

 

1. Le financement : Compte tenu du nombre d’opérateurs publicitaires différents et de la non concordance des dates de fin de contrat, un financement calqué sur le système parisien d’exploitation publicitaire du mobilier urbain ne peut être envisagé. La seule solution résiderait, aujourd’hui, dans un financement entièrement pris en charge par les collectivités, une option difficile à mettre en oeuvre compte tenu des contraintes budgétaires.

 

2. La compatibilité avec le Velib parisien. Là encore, la question semble, d’un point de vue juridique, inextricable. Le cas de l’agglomération de Plaine commune en témoigne : l’entreprise Decaux, qui a remporté le marché de Vélo en libre-service lancé par Plaine Commune, ne pourra, en effet, mettre en place un système compatible avec Paris, sous peine de se voir accuser d’avoir disposé d’un indéniable avantage concurrentiel dans la procédure d’appel d’offres. Les cyclistes devront donc changer de vélos au-delà du périphérique.

 

Je reste, cependant, confiant sur notre capacité à trouver des solutions pour permettre la réalisation de ce projet ardemment souhaité par tous.L’Actep, qui je le rappelle, couvre les territoires du Sud de la Seine Saint Denis et du Nord du Val de Marne, reste pleinement mobilisée sur ce sujet et est, par ailleurs, étroitement associée à la réflexion lancée par le Département du Val de Marne, en janvier dernier.

Publié dans Billets d'humeur

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