La réforme des institutions adoptée par le Congrès

Publié le par Patrick Beaudouin

Le Parlement réuni en Congrès à Versailles a adopté hier la loi de modernisation des institutions par 539 voix contre 357, soit une seule voix de plus que la majorité requise des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Je me félicite, bien entendu, du succès d'un projet qui modernise et rééquilibre nos institutions tout en en conservant l'esprit. Je ne reviendrai pas sur ses dispositions, déjà évoquées ici, dont les grands axes sont le renforcement du Parlement et des droits nouveaux pour les citoyens.

C'est donc, non pas la victoire d'un camp sur un autre, mais la victoire de la démocratie. L'étroitesse de la majorité ne doit en effet pas dissimuler que cette réforme, au-delà de tristes motivations politiciennes, faisait l'objet d'un très large consensus.

Le Premier ministre François Fillon a rappelé à la tribune la composition pluralistes du Comité sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, dont les propositions ont inspirées la révision.

Il a rappelé que nombre d'amendements déposés par l'opposition avaient été adoptés au cours de la discussion parlementaire.

Il a rappelé que plusieurs des réformes avaient été proposées, en son temps, par la gauche, qui, toute à son opposition systématique, n'a pas hésité à se déjuger, démontrant ainsi une nouvelle fois la curieuse conception de la modernité qui est la sienne.

Les sondages confirmaient enfin que la révision était massivement approuvées par l'opinion.

Au-delà des caricatures et de la démagogie, les Français ont en effet compris tout l'enjeu d'une réforme historique.

Il appartient aujourd'hui aux parlementaires et aux citoyens de lui donner corps, en se saisissant des nouveaux droits qui viennent de leur être reconnus.

Publié dans Assemblée Nationale

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