Café politique : parer à la crise financière

Publié le par Patrick Beaudouin

Le premier café politique de l’UMP à Vincennes a eu lieu hier soir avec pour thème la crise financière. Les élus UMP de Vincennes avaient invité Agnès Arcier, ma suppléante, chef de service des politiques d’innovation et de compétitivité au Ministère de l’Industrie, ainsi que Pierre Chauvois, Directeur Commercial de la BRED. J’ai introduit la discussion en rappelant le rôle déterminant du Président de la République dans la mise en œuvre d’une réaction concertée au niveau européen et au niveau mondial contre la crise,  ce qui constitue une première historique.

 

J’ai appelé de mes vœux une prise en compte des réels besoins des entreprises pour permettre à nouveau le développement d’une économie saine dans le cadre d’un capitalisme réglementé. Après l’exposé de Pierre Chauvois sur les mécanismes de la crise et celui de d’Agnès Arcier sur les mesures prises par l’Etat, la première question a concerné le crédit inter entreprise et l’attitude restrictive de la SFAC, seul assureur de ce marché, au cours des derniers mois. Agnès Arcier a répondu que des mesures allaient être annoncées dans les jours qui viennent dans ce domaine.

 

En réponse à une question sur les origines de la crise, Pierre Chauvois a insisté sur la cupidité de certains acteurs économiques, sur des modes de rémunération qui incitaient à la spéculation. Un code de bonne conduite a été adopté en France dans ce domaine et l’Etat n’accorde son soutien qu’aux établissements qui adhèrent à ce code de bonne conduite.

 

La troisième question concernait les paradis fiscaux qui permettent à des banques de dissimuler une partie de leurs bilans. Des mesures ont été évoquées au G20, seule une action internationale peut être efficace.

 

La quatrième question concernait les rapports entre l’économie virtuelle, celle des achats à termes, des ventes à découvert et l’économie réelle. Pierre Chauvois a répondu que si les achats à terme sont nécessaires pour de nombreuses entreprises, les ventes à découvert ont été récemment utilisées pour en affaiblir d’autres et ont accéléré la crise. Pierre Chauvois a aussi rappelé que ces dernières années, une grosse partie de la rentabilité des entreprises se faisait sur des produits financiers et non sur la vente de leur propre production, ce qui constitue une dérive de l’économie dite réelle vers l’économie virtuelle.

 

Stéphane Mongendre, vice Président du club des entrepreneurs de Vincennes a demandé si les banques jouaient vraiment le jeu. Chiffres à l’appui, la réponse fut que les banques continuent à prêter aux entreprises et aux particuliers.

 

Catherine Procaccia, Sénatrice, puis Jean-Michel Seux sont intervenus pour rappeler le contexte global, notamment pour 2009. En effet, il est maintenant clair que l’économie mondiale n’échappera pas à la récession en 2009, ce qui signifie des fermetures d’entreprises et une hausse du chômage. L’intervention de l’Etat qui grâce au Président de la République, fait son retour dans l’économie consiste dans un premier temps à éviter une crise du crédit pour que l’activité économique continue à être financée correctement ; puis dans un second temps à investir dans les infrastructures afin de soutenir l’activité dans les années qui viennent mais aussi et surtout de donner à la France la capacité de sortir gagnante de cette période de transformation économique.

 

Je suis persuadé que grâce à la détermination du Président de la République et du Gouvernement, grâce au dynamisme de nos entreprises, à la créativité de nos chercheurs et de nos scientifiques, à la qualité de notre main d’œuvre et à sa productivité, la France peut s’orienter sur le chemin d’une croissance durable à haute valeur ajoutée.

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