Des universités autonomes pour donner un avenir aux étudiants

Publié le par Patrick Beaudouin

La loi Liberté et Responsabilité des Université du 5 août 2007, mise en œuvre sous l’impulsion de Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a pour but de donner une pleine autonomie aux universités en renforçant leurs objectifs de recherche et d’insertion professionnelle des étudiants.

 

Ce sont déjà 20 universités qui ont accédé à l’autonomie le 1er janvier 2009. Elles comptent 315 000 étudiants, soit environ 20% des effectifs universitaires, et 19 000 enseignants-chercheurs. D’ici à 2012, les 85 universités devront avoir acquis ces compétences. Elles pourront de plus, devenir propriétaires de leurs biens immobiliers.

 

Les 20 universités aujourd’hui autonomes  ont acquis des compétences en matière de budget, de ressources humaines et de gestion de leur masse salariale.

Les Présidents d’université peuvent prendre des décisions concernant l’ensemble du personnel, ils peuvent moduler les obligations de service de chaque enseignant-chercheur, sont compétents en matière de primes et d’intéressement et ont la possibilité de recruter des contractuels. Car, comme le dit Valérie Pécresse : « des universités autonomes, ce sont d’abord des universités qui maîtrisent leu recrutement, un recrutement à la fois rapide et adapté. »

 

En matière budgétaire, les universités autonomes disposent de 100% de leur budget. Ce budget global inclut la gestion des emplois (32 000 postes dans les 20 premières universités) et la masse salariale, qui dépendait jusqu’ici de l’Etat.

 

Pour accompagner ce changement, chaque université recevra une dotation de 250 000 euros supplémentaires : 200 000 pour financer les formations et 50 000 pour des primes aux personnels investis dans le passage à l’autonomie.

 

En outre, au 1er janvier, pour la totalité des universités, un nouveau système de répartition  entre en vigueur : 20% sont attribués en fonction de la performance de l’établissement en matière de formation et de recherche (contre 3% jusuq’ici) : insertion professionnelle, qualité de la gestion, taux de réussite en licence, etc… L’activité : nombre d’étudiants présents aux examens, nombre d’enseignants-chercheurs publiants) pèse pour 80% des moyens alloués.

 

Cette réforme constitue un évident progrès pour les universités qui voient la tutelle de l’Etat allégée au quotidien. Chaque université devient pleinement autonome et donc responsable de sa réussite, de celle de ses enseignants-chercheurs et de celle de ses étudiants. Placer la responsabilité au cœur de la réforme, c’est engager l’université française dans la voie de la modernité pour assurer aux étudiants la meilleure formation possible et la meilleure insertion sur le marché du travail.

C’est aussi lui donner les moyens dont elle a tant manqué. Pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, ce sont 5 milliards d’euros supplémentaires qui seront accordés aux universités, car  « l’université doit disposer de toutes les armes nécessaires pour affronter la compétition mondiale de l’intelligence ».

 

Publié dans Actualité

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