Prise de fonction d’Obama : l’Europe en attente d’un véritable partenariat

Publié le par Patrick Beaudouin

La prise de fonction de Barak Obama a suscité de nombreux espoirs, aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde. Seuls des partenariats forts et concrets avec les autres puissances permettront de sortir de la crise aussi bien économique que stratégique.

 

L’élection du premier président afro-américain témoigne de la capacité de la démocratie américaine à se renouveler.

En cette période de crise, les espoirs qu’elle suscite sont immenses : non seulement ceux d’une réconciliation de l’Amérique avec elle-même, mais aussi d’une réconciliation des Etats-Unis avec le reste du monde.

Au-delà des plans de relance et de l’espoir d’une sortie de crise la plus rapide possible, la nouvelle administration américaine, et Barak Obama le premier vont devoir faire preuve d’un véritable esprit de partenariat pour résoudre les grands problèmes internationaux.

 

Si Barak Obama, en tant que Président des Etats-Unis va d’abord s’attacher à résoudre la crise américaine, avec un risque pour le reste du monde de mesures protectionnistes, le dollar ne devra pas être manipulé sans concertation.

 

En effet, comme le Président Sarkozy l’a rappelé, les grands déséquilibres ne pourront perdurer indéfiniment car ils engendrent les crises. Un pays ne peut plus décider seul des taux d’intérêt et de la circulation de la monnaie et mettre toutes les autres économies en péril.

 

Nous serons donc particulièrement attentifs à l’attitude de la nouvelle administration américaine lors du prochain sommet du G20 au printemps destiné à préciser les nouvelles règles de l’économie mondiale réformée et régulée.

 

Au niveau des relations internationales, il faut redéfinir des mécanismes de dialogue qui permettent de résoudre aussi bien le problème du nucléaire en Corée du Nord et en Iran, que la lutte contre le terrorisme, la pacification de l’Afghanistan. Au Proche-Orient, il est essentiel d’arriver à garantir des frontières sécurisées à Israël ainsi qu’un état palestinien libre, fiable et responsable.

 

Comme tout le monde, je place beaucoup d’espoir dans la nouvelle période qui s’ouvre, avec de nouveaux responsables internationaux, car je souhaite que cette crise soit l’occasion de réformer un modèle économique qui a montré ses limites et qui doit maintenant tenir compte de la multiplicité des puissances internationales et des besoins de développement durable de chaque continent.

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