Intervention sur la présence militaire française au Liban

Publié le par Patrick Beaudouin

Aujourd'hui a eu lieu, pour la première fois, à l'Assemblée nationale, un débat suivi d'un vote sur l'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées. Je suis intervenu, à cette occasion, sur la présence française au Liban.


 



 

Parmi les nouveaux droits dont bénéficie le Parlement depuis la révision constitutionnelle de juillet dernier figure l'obligation pour le Gouvernement d'obtenir l'autorisation du Parlement lorsque la durée d'une intervention des forces armées à l'étranger excède quatre mois.

 

C'est le cas de l'intervention française au Liban, au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), à laquelle j'ai consacré mon intervention.

 

Soldats français au Liban

Source : EMA Droits : Ministère de la Défense

Renforcée en 2006, la FINUL a reçu pour mission d'accompagner le retour à la paix du Liban, après le conflit entre Israël et le Hezbollah, de faciliter le déploiement de l'armée libanaise au Sud-Liban et de veiller au désarmement des groupes armées, tels que le Hezbollah.

 

C'est à l'initiative de la France que la FINUL a été renforcée. Notre pays a aussi plaidé, avec succès, pour la doter de règles d'engagement solides et d'une chaîne de commandement efficace et réactive. Enfin, elle s'est fortement engagée sur le plan militaire. Avec près de 2 000 hommes, la France est le deuxième pays contributeur. Elle a pris en charge l’un des secteurs les plus difficiles, et a déployé les moyens les plus visibles et les plus puissants, par exemple un escadron de chars Leclerc.

 


Le bilan de la FINUL apparaît largement positif. Son renforcement a permis la fin des hostilités entre Israël et le Hezbollah, et a prévenu toute reprise des affrontements. Elle a rendu possible le retour des forces armées libanaises au Sud-Liban. Quant au Hezbollah, il n'est plus ouvertement présent dans la zone. Enfin, la FINUL est certainement un facteur clé de la stabilité que connaît le Liban depuis 2006.

 

D’autre part, notre présence militaire au Sud-Liban nous donne un levier important pour notre engagement en faveur de la stabilisation de ce pays et pour notre action au Proche-Orient en générale.

 

Toutefois, ces avancées doivent encore être consolidées.

 

Les conditions d'une paix durable entre Israël et le Liban n'ont pas encore été trouvées. Il existe aussi de forts soupçons de réarmement clandestin du Hezbollah. De plus, la guerre menée ces dernières semaines dans la bande de Gaza a illustré la fragilité des équilibres régionaux.

 

C'est pourquoi j'ai invité l'Assemblée nationale à voter le maintien de nos troupes dans cette opération extérieure, qui illustre l'engagement de la France en faveur de la paix et de la souveraineté du Liban et d'un retour à une paix durable et globale au Proche-Orient.

 

Vous pourrez découvrir le texte de cette intervention en suivant ce lien.

Publié dans Assemblée Nationale

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