L'Allié indocile: la France et l'OTAN

Publié le par Patrick Beaudouin

Mon ami et Député de Paris, Pierre Lellouche, fort de son expérience de notre politique étrangère, a mené une réflexion sur les rapports que la France entretient avec l’OTAN. Il publie aujourd’hui cette réflexion, essentielle pour bien comprendre les enjeux de notre réintégration dans le commandement militaire intégré.

 

La question du remariage imminent de l'OTAN et de la France est actuellement au coeur de la polémique: le 11 mars 2009, le Président de la République Nicolas Sarkozy a officialisé le retour de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, affirmant: « «Le moment est venu de ne plus s'exclure». 

 

Depuis son retrait en 1966, la France a entretenu une relation ambiguë avec l’OTAN, adoptant une position d’allié sans toutefois sacrifier son indépendance et son identité nationale. Le Député de Paris Pierre Lellouche revient sur cette histoire d’amour-haine dans son nouvel essai « L’allié indocile : la France et l’OTAN, de la Guerre froide à l’Afghanistan ». Les enjeux de notre réintégration sont évoqués au regard du contexte géopolitique passé et présent : Pierre Lellouche retrace les évolutions de l’Alliance tout en analysant la position du gouvernement français à l’égard des Etats-Unis, de Charles De Gaulle à Nicolas Sarkozy.


 

Actuellement chargé par l’Assemblée Nationale d’une mission de contrôle et d’évaluation de l’intervention française en Afghanistan, le Député de Paris rend compte du rôle de la France dans les conflits internationaux, et dénonce « l’hypocrisie franco-française » : revendiquant son indépendance vis-à-vis de l’Alliance, la France s’est pourtant battue en Bosnie, au Kosovo, et aujourd’hui en Afghanistan sous la bannière de l’OTAN. Le retour de la France sous-entend une reconfiguration géopolitique, et, soulève par-là même de nombreuses implications : quant à l’avenir de notre sécurité, de notre défense, et de notre place dans le monde, d’une part ; quant à la politique stratégique de l’Europe, d’autre part. «Décision courageuse au service d’un volontarisme européen réaliste ou marché de dupes dans lequel la France risque de banaliser sa voix sans parvenir à influencer l’hyper-puissance américaine ? »

 

Je salue ce bel ouvrage de Pierre Lellouche, qui, par la pertinence de son analyse géopolitique et de sa réflexion historique, contribue utilement au débat que les Français doivent avoir sur notre rôle dans l’Europe et dans le monde

Publié dans Coups de coeur

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