Seize nouvelles mesures contre la violence en banlieue

Publié le par Patrick Beaudouin

Lors de son déplacement à Gagny (Seine-Saint-Denis) le 18 mars, Nicolas SARKOZY a annoncé la mise en place d’un plan de lutte contre les bandes violentes.

 


Selon une récente étude policière, on compte 222 bandes en France (soit 5 000 personnes), dont plus des trois-quarts en Ile-de-France. Face à la gravité des violences dirigées à l’encontre des deux piliers de la République (l’école et la police) le 10 mars, à Gagny (93), puis le 14 mars aux Mureaux (78), l’Etat doit se montrer ferme. Ces deux événements, il faut le souligner, sont loin d’être des faits isolés : chaque année, on recense 25 000 actes de violences commis à l’encontre des personnes incarnant les Institutions de la République.


 

Les 16 mesures du plan de lutte présenté par Nicolas Sarkozy ont pour but :

 

- d’adapter et de moderniser l’action de l’Etat contre les bandes :

Une police d’agglomération va être créée afin de coordonner la collecte du renseignement et d’améliorer la réactivité des forces de l’ordre.

Le déploiement des 100 unités territoriales de quartiers (UTeQ) et des compagnies de sécurisation (unités adaptées au aux quartiers sensibles créés l’an dernier par Michelle Alliot-Marie) va être accéléré et réalisé en deux ans au lieu des trois prévus.

 

- d’améliorer l’efficacité des enquêtes judiciaires

Un fichier consacré aux violences urbaines et aux phénomènes de bandes va être créé pour que les informations soient partagées et connues de tous les acteurs de la chaîne pénale.

 

- de durcir la loi pénale.

Nicolas Sarkozy a demandé qu’un nouveau délit soit créé dans le Code pénal, avec une peine de 3 ans d’emprisonnement pour « participation, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, poursuivant le but de commettre des atteintes volontaires contre les personnes ou contre certains biens ».

 

- de protéger et de sanctuariser les établissements scolaires sensibles.

La mise en place de systèmes de vidéoprotection, dont l’efficacité est avérée, va être accélérée aux abords de 400 établissements scolaires sensibles. L’intrusion dans ces établissements va désormais être considérée comme un délit.
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Jean Pierre Chevrier 02/04/2009 11:12

Monsieur le député

Pour information un de mes deux blogs est dédié au Commandant Mouchotte et à la simulation aérienne:
http://lefianchettodufoublogspotcom.blogspot.com/