Europe : le Président montre la voie

Publié le par Patrick Beaudouin

Lors de son discours sur l’Europe hier à Nîmes, le Président de la République a clairement indiqué la voie à suivre pour l’Europe, en plein accord avec nos valeurs et notre histoire.

 

Nicolas  Sarkozy a rappelé les motivations et les idéaux à l’origine des institutions européennes : « l’Europe des pères fondateurs, c’était l’Europe qui protégeait, l’Europe de la préférence communautaire, l’Europe ouverte mais qui n’était pas naïve. C’est l’esprit de cette Europe qu’il nous faut retrouver ». En effet, l’Europe doit d’abord affirmer les intérêts des peuples européens dans les négociations internationales, sans transiger sur nos valeurs.

 

Le Président de la République a souligné la nécessité d’en finir avec l’élargissement comme but en soi : « Il faut que l’Europe ait des frontières. Il y a des pays comme la Turquie qui partagent avec l’Europe une part de destinée commune, qui ont vocation à construire avec l’Europe une relation privilégiée, qui ont vocation à être associés le plus étroitement possible à l’Europe, mais qui n’ont pas vocation à devenir membre de l’Europe. » Je partage pleinement cette vision d’une Europe qui sait trouver ses limites, conforter son identité, fruit d’un passé, d’une culture, de valeurs communes et d’une même pratique de la démocratie libérale. L’Europe a vocation à échanger avec les pays qui l’entourent sans pour autant se confondre avec eux. Le Président a ainsi lancé l’idée d’un partenariat économique et de sécurité étroit avec la Turquie et la Russie qui sont des partenaires stratégiques. C’est la meilleure solution pour stabiliser nos relations avec ces deux grands pays.

 

Nicolas Sarkozy a aussi rappelé qu’au sein de l’Union européenne, les grands pays n’ont pas toujours assumé la part de responsabilité qui leur échoit du fait de leur taille. Personnellement, je m’interroge sur la pertinence actuelle du rabais Anglais, obtenu dans les années 80, qui permet à ce pays de moins contribuer au budget européen que les pays de taille comparable.

 

Enfin, le Président de la République, a témoigné de sa détermination à lutter contre le changement climatique, tout en faisant preuve dans le commerce international de fermeté vis-à-vis de nos concurrents : « face aux pays qui refuserait de jouer le jeu, la France se battra pour l’instauration d’une taxe carbone qui permettra à l’Europe de faire face au dumping écologique. » C’est rendre aux européens la capacité de lutter à armes égales contre la concurrence économique, tout en faisant valoir notre souci de préserver l’environnement.

 

Dans la suite logique du marché unique, Nicolas Sarkozy prône l’organisation « d’une gouvernance économique de l’Europe, parce que c’est vital pour l’Europe si elle ne veut pas subir ».

La vision de l’Europe exprimée hier soir par le Président de la République  est celle qu’il a animé avec succès pendant les 6 mois de la Présidence Française au deuxième semestre 2008, avec la crise géorgienne, sa visite à Gaza, le sommet de Washington,… :

une Europe volontariste, d’une Europe attentive à ses partenaires et soucieuse de paix et de développement, mais aussi d’une Europe réaliste qui défend ses valeurs humanistes et les intérêts de ses peuples.

 

C’est pour porter cette vision de l’Europe au Parlement européen que les listes de la majorité présidentielle, avec l’UMP, le Nouveau centre, les radicaux, la gauche moderne et les progressistes, que je soutiendrai, se présentent aux élections européennes du 7 juin.

 

 

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