Un nouveau souffle pour écrire notre avenir

Publié le par Patrick Beaudouin

Hier après-midi, le Président de la République s’exprimait pour la première fois au Congrès de Versailles. Faisant fi des compromis et du consensus, il a adressé un message d’espoir à la France et a évoqué, avec force, les nouveaux horizons de sa politique.

 

Dans un contexte marqué par la plus grande crise économique depuis les années 30, Nicolas SARKOZY a rappelé aux parlementaires que le modèle français a de nouveau sa chance. Néanmoins, la renaissance économique, sociale, et écologique de notre pays ne peut être possible sans changement : « la crise nous rend plus libre d’imaginer un autre avenir (…) [elle] ne peut pas déboucher seulement sur la remise en cause des autres. C’est aussi le moment ou jamais de nous remettre en cause nous-même ». Pour cela, il convient de réaffirmer les grandes valeurs qui ont façonné notre idéal républicain : la liberté, d’abord, mais aussi l’égalité.

 

Vous m’avez souvent entendu dire que « la devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité" et non pas liberté, égalitarisme, fraternité, comme beaucoup le proclament. L’égalité, c’est ce qui nous tire vers le haut, alors que l’égalitarisme, produit du collectivisme à la française, nous tire vers le bas. L’égalitarisme fige la société française dans un conservatisme qui l’entrave et la sclérose. L’égalité des chances, en revanche, permet à l’homme de se dépasser et de s’accomplir ». Hier, Nicolas SARKOZY a souligné cette distinction fondamentale : « Ne sommes-nous pas passés sans toujours nous en rendre compte de l’égalité républicaine à l’égalitarisme ? La République, c’est la promotion sociale fondée sur le mérite et le talent (…) l’égalitarisme, c’est le nivellement par le bas ».

 

En outre, le Président de la République n’a pas oublié le sujet de société qui fait l’actualité et a pris un engagement ferme : « je veux le dire solennellement, la burqa n’est pas la bienvenue en France (…) ce n’est pas l’idée que nous nous faisons de la dignité de la femme ».

 

Ainsi est-il essentiel de remettre nos valeurs à plat. Cependant, cette remise en question ne suffit pas : la réponse à la crise est nécessairement la réforme.

La réforme budgétaire d’abord.

De courageuses réformes doivent nous permettre de remettre à zéro le déficit structurel. Nous financerons des investissements stratégiques qui vont être identifiés dans les trois mois qui viennent par un nouvel emprunt, afin de ne pas alourdir le déficit structurel . Quant au déficit imputable à la crise, il faudra le résorber la croissance revenue.

 

S’agissant de la fiscalité, Nicolas SARKOZY a rappelé le poids trop lourd qui pèse en France sur la production et le travail. La réforme de la taxe professionnelle sera l’occasion de repenser notre fiscalité locale. Le Président souhaite aller le plus loin possible sur la taxe carbone. 

Le Président de la République n’oublie pas les plus fragiles. Il propose ainsi que tout licencié économique puisse garder son salaire et recevoir une formation pendant un an. De même, le Président souhaite qu’une solution soit proposée à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à seize ans sans rien. Enfin, le Président garantit que nous serons au « rendez-vous des réformes » : « nous ne reculerons pas sur la règle du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique », « nous irons jusqu’au bout de la réforme des collectivités locales. Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux». Concernant le problème du financement des retraites, 2010 a été fixé comme rendez-vous capital : « Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation, la pénibilité ».

Je me félicite de la clarté, de l’engagement, et de la détermination du Président de la République. Ainsi qu’il l’a affirmé, l’avenir doit être envisagé comme une promesse, et non comme une menace. Depuis 2007 et son élection, il a tenu parole. Les réformes qu’il va initier nous aideront à sortir de la crise et à préparer l’avenir.

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