10ème Rendez-vous du Futur: crise des finances publiques et grand emprunt, est-ce compatible?

Publié le par Patrick Beaudouin

Dans le cadre de nos Rendez-vous du Futur, destinés à faire prendre conscience aux Français de la situation du pays, remettre en cause les habitudes, et œuvrer à vaincre leurs peurs pour faire face au monde changeant dans lequel nous vivons, j’organisai hier soir notre dixième réunion sur le thème de crise des finances publiques et grand emprunt est-ce compatible ?

 


Gilles CARREZ, député-maire du Perreux, a tenu à présenter la situation des finances publiques de la France à la veille de la réunion de la commission des finances de l’Assemblée nationale, dont il est le rapporteur.

 


 

Si la situation des collectivités locales -du fait de la règle d'or : les dépenses de fonctionnement sont financées par des recettes courantes- ne l'inquiète pas, celle de L'Etat et de la Sécurité Sociale retiennent toute son attention.

La France va ainsi emprunter 250 Milliards en 2009, dont 100 milliards pour les dettes arrivées à échéance. Depuis les années 80, la France dépense plus qu'elle ne gagne. L'écart entre les recettes et les dépenses est de 30 % pour L'Etat. Le déficit de la Sécurité Sociale est intégralement financé par l'emprunt. La dette de la sécurité sociale est ainsi de 100 milliards d'Euros et approchera les 150 Milliards dans deux ans !


Or la sortie de crise ne va pas faciliter le financement de la dette française car les entreprises auront, elles aussi, à nouveau besoin d'emprunter et les taux d'intérêt remonteront. Nous aurons, donc, une dette plus élevée dont le coût relatif sera plus cher.



 

Pour autant, Gilles CARREZ reconnaît que l'idée de relancer l'investissement public est bonne, car nécessaire pour renouveler nos infrastructures et source de croissance.

 

Le rapporteur de la commission des finances a rappelé les réussites françaises : le nucléaire, le TGV : des investissements publics en situation de monopole. Il est plus sceptique quant à la capacité de l'Etat de choisir les bons investissements dans l'univers concurrentiel des entreprises.

 


Comme lui, je pense que nous devons être très prudents pour ne pas précipiter la France dans une grande crise de ses financements publics comme l'ont connue la Suède et le Canada dans les années 90.

Nous ne pouvons pas laisser à nos enfants une France plus imposée et plus endettée qu'elle ne l'a jamais été.

 

Ce sera mon rôle, en tant que Député, aux côtés de Gilles CARREZ, de veiller à ce que l'emprunt soit consacré à de véritables investissements d'avenir, pour une somme raisonnable de deux à trois dizaines de milliards d’euros. Il faudra que le déficit et la dette publique française soient réduits de façon continue et décisive à la sortie de crise, c’est pourquoi le lancement de l’emprunt des investissements d’avenir doit être fermement associé à un engagement de réduction des dépenses publiques courantes du même niveau que l’emprunt pour le financer. Il s’agit non seulement de conforter la confiance dans la signature de la France et donc d’obtenir les taux d’intérêt les plus bas, mais aussi de garantir à nos enfants la perspective de finances publiques saines et consolidées.

Commenter cet article

Jean Pierre Chevrier 22/09/2009 10:01

Je rappelle et je précise malgré la censure de l'usurpateur que je soutiens Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstrem.J'ai des arguments que je lui fournirai en temps opportun. 

Jean Pierre Chevrier 22/09/2009 09:17

Ne comptez pas sur moi si Le Président de La République continue à s'acharner sur Villepin.Dans ce cas préparez vous à l'alternance Dornbush.Quand à Mme Pécresse elle peut remballer ses valises si Sarkozy continue ainsi : je dis que je tiens à l'indépendance de la justice sinion c'est ... la Cour Européenne de Justice.Suppression dus juges d'instruction + procès Clearstream = dictature Sarkosiste.