Enseignement supérieur et recherche : les clés de la croissance et de l’emploi

Publié le par Patrick Beaudouin

Lors des Journées parlementaires de l’UMP en septembre 2005, j’avais été frappé par l’insistance des différents intervenants sur l’enseignement supérieur et la recherche. Je me souviens notamment de l’économiste Jean-Hervé Lorenzi, qui suggérait de consacrer un point de PIB supplémentaire à l’enseignement supérieur et un demi point à la recherche, puisque les deux tiers de la croissance proviennent du progrès technique et de l’innovation.

 
Cet enjeu a été pleinement pris en compte. La loi de programme pour la recherche d’avril 2006 a dégagé de nouveau moyens – de 2005 à 2007, 6 milliards d’euros supplémentaires auront été mobilisés, et 6.000 emplois nouveaux créés – et ébauché de profondes réformes de structures.

 
De nouveaux outils, garants de la cohérence et de l’efficacité des politiques de recherche, ont été mis en place, comme l’Agence Nationale de la Recherche.

 
Pour donner une dimension mondiale à notre recherche, nous avons aussi promu la coopération entre les acteurs publics (universités et organismes de recherche), et renforcé les partenariats public / privé, dans le cadre notamment des très prometteurs pôles de compétitivité, qui rassemblent, sur un territoire donné, entreprises, organismes publics de recherche et universités autour de projets communs.

 
De nombreuses mesures ont enfin été prises pour renforcer l’attractivité des carrières scientifiques.

 
Dans ces domaines, comme dans d’autres, nous prenons l’engagement d’aller plus loin.

 
En termes de moyens, il est impératif de rattraper nos concurrents. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy s’est engagé à ce que la recherche soit, avec l’enseignement supérieur, la première priorité budgétaire de l’État. Pour cela, il propose, d’ici à 2012, un effort
additionnel de 4 milliards d'euros pour la recherche (+25%), et de 5 milliards pour l’enseignement supérieur (+50%).

 
Mais nous ferons aussi les réformes de structures nécessaires : avant la fin de l’été 2007, une loi aura réformé la gouvernance des universités et créé un statut d’autonomie très large pour les universités volontaires.

 
De plus, Nicolas Sarkozy propose de
faire de la logique de financement sur projets la règle : les projets qui, après évaluation régulière, feront la preuve de leur excellence scientifique bénéficieront de tous les moyens nécessaires.

 
Enfin, pour mettre un terme à l’exode massif des chercheurs, leur rémunération et leurs conditions de travail seront revalorisées.

 
Placées au cœur de l’effort de recherche, bénéficiant d’une large autonomie, profitant de moyens renforcés, tant humains que financiers, les universités françaises pourront ainsi constituer de grands campus de recherche de niveau international, et rivaliser avec les meilleurs universités mondiales, exerçant ainsi un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie française.

Publié dans Carnet de campagne

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