Bilan des six mois écoulés

Publié le par Patrick Beaudouin

Compte-rendu analytique: Jean-François Copé à François Fillon (séance des questions au Gouvernement du 6 novembre 2007).
M. Jean-François Copé – Voilà six mois que les Français ont élu Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, six mois qui portent la marque du courage, de la volonté politique et surtout de la détermination à remplir ses engagements. De grands chantiers ont été ouverts, de grandes réformes engagées. Qu’elles suscitent parfois une opposition virulente ne change rien au fait qu’elles correspondent très exactement aux engagements pris lors de la campagne électorale…
M. Patrick Roy – Pouvoir d’achat !
M. Jean-François Copé – …et donc à ce que les Français attendent de nous.
Quels sont donc les grands chantiers que vous entendez ouvrir ou poursuivre, Monsieur le Premier ministre ? La majorité sera à vos côtés pour cela (« Allo ! » sur les bancs du groupe SRC et applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC).
M. François Fillon, Premier ministre  Il y a six mois, les Français ont fait un choix politique – ils ont choisi un Président, une majorité et un projet politique que nous mettons en œuvre méthodiquement. Nous avons engagé la libération des heures supplémentaires, pour valoriser le travail et contenir les effets néfastes de la réduction du temps de travail. Nous avons facilité l’accès à la propriété avec la déduction des intérêts d’emprunt. Nous avons instauré un service minimum dans les transports publics qui sera effectif au 1er janvier. Nous avons donné aux universités les moyens de leur autonomie, après 25 ans d’hésitations. Nous avons triplé le crédit impôt recherche et augmenté d’1,8 milliard le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous avons commencé la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, indispensable à la sécurisation des parcours professionnels.
Nous avons engagé la réforme de l’État, avec la fusion de la direction générale des impôts et de la comptabilité publique, celle d’OSEO et de l’agence de l’innovation industrielle, ou encore avec la réforme de la carte judiciaire (Exclamations sur les bancs du groupe SRC).
Nous avons durci les sanctions contre les multirécidivistes. Nous avons renforcé les moyens de contrôle d’une immigration choisie (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) et les outils d’une intégration réussie.
Nous avons sorti l’Europe de l’impasse institutionnelle avec le traité simplifié que nous nous apprêtons à ratifier (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP). Nous avons engagé, avec le Grenelle de l’environnement, un processus qui va rendre la France exemplaire en matière écologique tout en remplissant nos objectifs de développement et de croissance.
Nous avons lancé l’expérimentation du revenu de solidarité active dans une vingtaine de départements, avant une généralisation, le cas échéant, en 2009. Nous avons engagé la réforme des régimes spéciaux de retraite pour continuer à consolider la retraite par répartition, menacée par notre situation démographique (M. Gremetz s’exclame). Tels ont été ces six mois d’action du Gouvernement et de la majorité (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC).
Les six prochains mois ne seront pas moins chargés. Nous allons engager la réforme de nos institutions pour rééquilibrer les pouvoirs du Parlement. Nous allons présenter une loi de modernisation économique, qui s’inspirera largement des travaux de la commission Attali, et réformer le marché du travail, en reprenant je l’espère les conclusions de la négociation sociale qui est en cours. Nous allons proposer encore un plan « Respect et égalité des chances » pour les quartiers défavorisés, une loi pénitentiaire, une autre sur les délinquants dangereux, une loi d’orientation sur la sécurité intérieure et une loi de programmation militaire.
La majorité a un mandat pour réformer la France. Elle n’a pas à rougir de son action depuis six mois, mais elle ne peut pas non plus s’en satisfaire. Il y a encore beaucoup à faire pour rattraper les retards accumulés et pour nous inscrire dans le rythme des pays développés les plus performants en matière de croissance, d’emploi et de justice sociale. Le Gouvernement est en action. Il est à l’écoute des Français. Il n’ignore rien de leurs attentes ni de leurs difficultés. Il tiendra tous les engagements pris par le Président de la République et par chacun d’entre vous à l’occasion des élections législatives (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC).
M. Jean-François Copé – Voilà six mois que les Français ont élu Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, six mois qui portent la marque du courage, de la volonté politique et surtout de la détermination à remplir ses engagements. De grands chantiers ont été ouverts, de grandes réformes engagées. Qu’elles suscitent parfois une opposition virulente ne change rien au fait qu’elles correspondent très exactement aux engagements pris lors de la campagne électorale…
M. Patrick Roy – Pouvoir d’achat !
M. Jean-François Copé – …et donc à ce que les Français attendent de nous.
Quels sont donc les grands chantiers que vous entendez ouvrir ou poursuivre, Monsieur le Premier ministre ? La majorité sera à vos côtés pour cela (« Allo ! » sur les bancs du groupe SRC et applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC).
M. François Fillon, Premier ministre  Il y a six mois, les Français ont fait un choix politique – ils ont choisi un Président, une majorité et un projet politique que nous mettons en œuvre méthodiquement. Nous avons engagé la libération des heures supplémentaires, pour valoriser le travail et contenir les effets néfastes de la réduction du temps de travail. Nous avons facilité l’accès à la propriété avec la déduction des intérêts d’emprunt. Nous avons instauré un service minimum dans les transports publics qui sera effectif au 1er janvier. Nous avons donné aux universités les moyens de leur autonomie, après 25 ans d’hésitations. Nous avons triplé le crédit impôt recherche et augmenté d’1,8 milliard le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous avons commencé la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, indispensable à la sécurisation des parcours professionnels.
Nous avons engagé la réforme de l’État, avec la fusion de la direction générale des impôts et de la comptabilité publique, celle d’OSEO et de l’agence de l’innovation industrielle, ou encore avec la réforme de la carte judiciaire (Exclamations sur les bancs du groupe SRC).
Nous avons durci les sanctions contre les multirécidivistes. Nous avons renforcé les moyens de contrôle d’une immigration choisie (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) et les outils d’une intégration réussie.
Nous avons sorti l’Europe de l’impasse institutionnelle avec le traité simplifié que nous nous apprêtons à ratifier (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP). Nous avons engagé, avec le Grenelle de l’environnement, un processus qui va rendre la France exemplaire en matière écologique tout en remplissant nos objectifs de développement et de croissance.
Nous avons lancé l’expérimentation du revenu de solidarité active dans une vingtaine de départements, avant une généralisation, le cas échéant, en 2009. Nous avons engagé la réforme des régimes spéciaux de retraite pour continuer à consolider la retraite par répartition, menacée par notre situation démographique (M. Gremetz s’exclame). Tels ont été ces six mois d’action du Gouvernement et de la majorité (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC).
Les six prochains mois ne seront pas moins chargés. Nous allons engager la réforme de nos institutions pour rééquilibrer les pouvoirs du Parlement. Nous allons présenter une loi de modernisation économique, qui s’inspirera largement des travaux de la commission Attali, et réformer le marché du travail, en reprenant je l’espère les conclusions de la négociation sociale qui est en cours. Nous allons proposer encore un plan « Respect et égalité des chances » pour les quartiers défavorisés, une loi pénitentiaire, une autre sur les délinquants dangereux, une loi d’orientation sur la sécurité intérieure et une loi de programmation militaire.
La majorité a un mandat pour réformer la France. Elle n’a pas à rougir de son action depuis six mois, mais elle ne peut pas non plus s’en satisfaire. Il y a encore beaucoup à faire pour rattraper les retards accumulés et pour nous inscrire dans le rythme des pays développés les plus performants en matière de croissance, d’emploi et de justice sociale. Le Gouvernement est en action. Il est à l’écoute des Français. Il n’ignore rien de leurs attentes ni de leurs difficultés. Il tiendra tous les engagements pris par le Président de la République et par chacun d’entre vous à l’occasion des élections législatives (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC).
 

Publié dans Billets d'humeur

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