Adoption du projet de loi sur les retraites

Publié le par Patrick Beaudouin

 

Le projet de loi sur les retraites a été adopté aujourd'hui par l'Assemblée nationale.

 

La discussion parlementaire aura montré une majorité responsable face à une opposition dogmatique.

 

Le diagnostic sur les retraites est posé depuis le Livre blancrédigé, en 1991, à la demande de Michel Rocard. La gauche au pouvoir a toujours refusé de s'attaquer au problème. Comme en 1993 avec les retraites du secteur privé, comme en 2003 avec les retraites du secteur public, comme en 2008 avec les régimes spéciaux de retraites, c'est la droite et le centre qui sont à l'initiative de la réforme destinée à préserver notre système de retraite.

 

Face à cette initiative courageuse, parce qu'impopulaire, la gauche aura oscillé entre deux attitudes. D'abord, l'argument démagogique du maintien de la retraite à 60 ans, feignant d'ignorer que, compte tenu de l'allongement de la durée des études et de la difficulté de nombreux jeunes à s'insérer sur le marché du travail, la retraite à 60 ans, après une trentaine d'années de cotisations, signifierait une baisse massive des pensions. Ensuite, faute d'idées, l'attaque ad hominemcontre Eric Woerth, qui aura pourtant démontré sa légitimité à porter cette réforme, compte tenu de sa parfaite connaissance du dossier et de sa détermination.

 

La discussion parlementaire aura aussi montré une majorité ouverte, face à une gauche refusant le dialogue.

 

La réforme a fait l'objet d'une vaste concertation qui a débuté dès le mois d'avril. Elle a impliqué les partenaires sociaux et les partis politiques. La présentation du projet de loi en conseil des ministres en juillet n'a pas marqué la fin du dialogue, le gouvernement s'étant dit ouvert à des ajustements, notamment sur la pénibilité, les carrières longues et la situation des polypensionnés.

 

Ces ajustements se sont traduits par de nombreux amendements, en particulier d'origine parlementaire, destinés à perfectionner le texte. Quand à la gauche, elle a préféré jouer le jeu de l'opposition systématique, quand elle n'a pas provoqué des incidents de séance, comme l'ont fait, à plusieurs reprises, les députés communistes.

 

La discussion parlementaire aura enfin montré une majorité unie face à une gauche divisée.

 

Tout au long de la discussion, la majorité a fait bloc autour du ministre du travail, du Premier ministre et du Président de la République, pour soutenir la réforme.

 

La gauche aura, de son côté, fait étalage de ses divisions, entre un parti socialiste revendiquant la retraite à 60 ans mais ne remettant pas en cause l'allongement de la durée de cotisation, un parti communiste réclamant le retour à la situation de 1981, comme si le monde n'avait pas changé en 30 ans, et des Verts, sans doute à court d'idées, que l'on n'a guère entendus.

Publié dans Assemblée Nationale

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Jean Pierre Chevrier 20/09/2010 12:57



Je ne marcherai plus dans la tarte à la crème du terrorisme pour faire oublier les affaires.


Débrouillez vous avec les Etats Unis et Israel.


Moi je  suis "rien" et ce n'est pas plus mal.



Jean Pierre Chevrier 16/09/2010 14:44



Accoyer a outrepassé le règlement.


Le temps de parole des députés est important car il fait remonter l'opinion du peuple et je crois en la sincérité des députés de tous bords.Comme vous, ils sont les représentants des opinions.


Aimeriez vous qu'on vous empêche de parler? 


Il n'y a pas d'obstruction tant que le temps prévu par le réglement n'est pas dépassé et le Président de l'assemblée n'a pas à racourcir ce temps.


Je vous en prie , arrêtez de fayoter avec Sarkozy même si je suis légaliste et concède que le quinquennat ira normalement a son terme : Sarko ne représente plus que 15 % soit une chute
de 40 points par rapport à la Présidentielle.


Ce n'est plus une "majorité".Même si elle reste légale pour l'instant.(Pour préserver la Constitution.)


Nous ne sommes plus dans une royauté qui se protège dans ses tentures et ses bastions bourgeois.


Retournez à vos source Gaullistes, c'est comme celà que je vous aime. 


Encore un carton rouge pour la droite Sarkosiste et bravo à Villepin.


Au fait , Accoyer est il  allé voir un psy car l'entêtement solitaire c'est une maladie qui se rapproche de la mégalomanie.


C'est incroyable, s'il faut le soigner cela va encore couter à la sécu.