Incidents en marge des manifestations contre la réforme des retraites

Publié le par Patrick Beaudouin

La réforme des retraites proposée par le Gouvernement a pour but de préserver le pacte social, dont le système de retraite par répartition est l'une des composantes.

 

Or, à la faveur d'appels irresponsables, nous assistons aujourd'hui à des manifestations émaillées de débordements, qui sont autant d'atteintes au pacte républicain.

 

Dans notre circonscription même, des casseurs s'en sont pris aux personnes et aux biens aux environs du lycée Claude-Nicolas Ledoux, à Vincennes, et ont semé le trouble aux abords des lycées Hector Berlioz et Jean Moulin.

 

Mon collègue Bernard Debré a, cet après-midi, lors de la séance de questions au Gouvernement, excellemment évoqué la situation, et je tenais à vous faire part de sa question.

 

M. Bernard Debré. Monsieur le président, ma question s'adresse à M. Luc Chatel, porte-parole du Gouvernement.

 

Monsieur le ministre, les grèves perdurent. Des grévistes expérimentés bloquent les raffineries et les dépôts d'essence. La France souffre. Mais voici que certains lycéens sont dans la rue. Quelles sont leurs motivations, eux qui prendront leur retraite dans cinquante ans alors que la durée de vie, à cette époque, sera de quatre-vingt-dix à cent ans ? Comment se fait-il que les lycéens soient si vieux si jeunes, pendant que la jeunesse du monde entier travaille, participe à cette compétition mondiale, à la guerre économique à laquelle se livrent les pays ?

 

J'ai même entendu que certains demandaient que soient prises en compte dans le calcul de leurs retraites, leurs années d'études au lycée et en faculté ! Qui paiera leur retraite si l'État les prend en charge de zéro à vingt-cinq ans, puis de soixante à cent ans ?

 

Ne sont-ils pas intoxiqués ou peut-être poussés par le parti socialiste en mal de solution et qui joue l'affrontement pour exister ? Quand on n'a rien à dire, il est préférable de jouer la diversion.

 

J'ai envie de dire à ces jeunes : « Apprenez ! Cultivez-vous ! Inventez l'avenir pour ne pas le subir ! Battez-vous pour être les meilleurs ! Vous faites partie de la jeunesse du monde ! N'attendez pas que les autres le construisent, vous risqueriez d'être abandonnés sur le bas-côté de l’Histoire ».

 

Pendant que les jeunes sont appelés à la manifestation, sans réel motif autre que les slogans des socialistes, des « casseurs » les infiltrent, détruisent et font régner la terreur !

 

N'assiste-t-on pas à une action concertée entre des jeunes et la gauche pour provoquer le pire ? Les socialistes ne sont-ils pas les pompiers pyromanes et ne se servent-ils pas des jeunes comme paravent ? Qu'en pensez-vous, monsieur le ministre ?

 

M. Luc Chatel, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le député Bernard Debré, dans une période de crise économique comme celle que nous traversons aujourd’hui, le devoir d’un gouvernement, c’est évidemment de préparer l’avenir de sa jeunesse.

 

C’est ce que fait le Gouvernement en investissant comme jamais dans l’université avec, par exemple, le plan campus conduit par Valérie Pécresse. C’est ce que fait le Gouvernement en créant les conditions de l’autonomie pour la jeunesse, en augmentant le montant des bourses ou en créant un dixième mois de bourse. C’est ce que fait également le Gouvernement, monsieur Debré, en consolidant et en sauvegardant notre pacte social entre les générations.

 

Je tiens à dire à la représentation nationale que la réforme des retraites, que vous venez d’évoquer, monsieur Debré, concerne, d’abord, la retraite de la jeunesse. Nous devons, en effet, empêcher, une fois de plus, d’envoyer la facture de nos dettes à cette jeunesse. Aujourd’hui, nous sommes, chaque mois, contraints d’emprunter pour payer un million et demi de pensions de retraite. Qui paiera la facture ? La jeunesse de notre pays ! Il est de la responsabilité du Gouvernement de sauvegarder ce système par répartition et de préserver le système de retraite dans notre pays !

 

Vous avez fait référence, monsieur Debré, à des tentatives de récupération, ici ou là, des mouvements de la jeunesse. L’Histoire est toujours sévère avec les responsables politiques qui manquent de courage politique. L’Histoire ne retiendra pas que, cet après-midi, les responsables politiques – Mme Aubry en tête, pour ce qui concerne le parti socialiste – ont participé aux défilés. Elle retiendra que, sur un sujet aussi important que les retraites, c’est le parti socialiste qui s’est défilé !

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Jean Pierre Chevrier 20/10/2010 15:26



OK pour signer un armistice avec le gouvernement.


Notez simplement que je vous ai simplement présenté la facture des dernières cantonales où votre adjoint s'était permis certaines choses.


J' arrête là mais vous aussi arrêtez de m'insulter de fasciste et de me porter préjudice à mon travail en empêchant ma progression via la Sénatrice.


Je respecte mon employeur, pas les comploteurs.


Mais toutefois si un quelconque ennui venant de l' UMP, de la Sénatrice qui sait très bien où je travaille,si un ennui cient du gouvernement ou encore plus de la Présidence  je
reprendrai le flambeau.


Dont acte.