Non, l'histoire n'est pas un endoctrinement idéologique

Publié le par Patrick Beaudouin

A la suite de la position prise par un certain nombre d'enseignants à l'appel du SGEN, demandant la suppression de l'étude des Mémoires du Général de Gaulle dans le programme du baccalauréat lettres, j’ai, en ma qualité de Député du Val-de-Marne et de Rapporteur sur le Budget de la mémoire et les anciens combattants à la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées de l'Assemblée Nationale, publié le communiqué suivant :

 

"Non, l'histoire n'est pas un endoctrinement idéologique"

 

Le Ministre de l'Education Nationale a décidé d'inscrire au programme du baccalauréat Lettres, l'étude des Mémoires du Général de Gaulle.

 

Immédiatement, un certain nombre d'enseignants ont protesté contre cette démarche au nom du principe de la neutralité politique, de l'enseignement et de la contestation des qualités d'écrivain du Général de Gaulle. Cette démarche montre, à l'évidence, la haine de certains pour l'homme qui fut le héros d'une passion à laquelle ils n'ont pas pris part.

 

Ramener la personnalité et l'œuvre du Général de Gaulle à un épisode quelconque de l'histoire des soixante dix dernières années de la France, c'est tout simplement du révisionnisme intellectuel.

 

Il est tellement évident que le 18 juin fut le point de départ de la Résistance de la France à l'Occupation, la mobilisation de toutes les volontés pour libérer notre pays, que les propos du syndicat en deviennent ridicules.

 

Affirmer contre toute évidence que le Général de Gaulle n'était pas un écrivain, est une seconde absurdité. La lecture des écrits du Général qu'ils aient été stratégiques, politiques ou littéraires, prouvent qu'il fut un homme de plume et un homme de style oral du discours.

 

Prétendre qu'au nom de la neutralité, on ne peut être un homme de guerre et un écrivain, c'est vouloir rayer de notre Littérature Montluc, Vauvenargues, Descartes, Vigny et plus près de nous, Malraux, Saint-Exupéry, Genevoix.

 

Prétendre que l'homme politique ne saurait être présenté comme un modèle littéraire, c'est supprimer des programmes le Cardinal de Retz, Saint-Simon, Chateaubriand, Victor Hugo, Zola ou Jean-Jaurès

 

Le fanatisme n'a jamais servi l'esprit, les pétitionnaires du syndicat de l'Education Nationale le prouvent une fois de plus.

 

Ils n'empêcheront pas que, pour tous les Français, le 18 juin aura été un appel moral et un texte révolutionnaire par son style et par son contenu.

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Jean Pierre Chevrier 04/06/2010 11:19



De façon plus générale je dirai que, plus que jamais, un homme politique doit être un littéraire même si les chiffres sont importants au moment du bilan.


La distinction de l'histoire avec la littérature est absurde sinon la littérature ne devient que du Bovarysme : voilà ce que je dis aux enseignants.


Et en politique devient discours.


 Giscard a gagné en 1974 grace à "vous n'avez pas le monopole du coeur".


En 1981 il perd car dire a son rival :"vous êtes l'homme du passé" ce n'est pas de la littérature par rapport à "la force tranquille".


Comment croyez vous que certains ont convaincu des électeurs du FN de ne plus voter pour le FN?


Sarko? Il fait de la récupération.Je savais que sans des gens comme moi, il se planterait.Malgré le zèle de Besson, Sarko se retrouve sans ces voix parce les camps de rétention cela ne fait pas
vibrer ou plutôt négativement.


Et l'insécurité sociale l'a emporté sur l'insécurité liée à l'immigration.


Il fallait une certaine littérature our cela, pas des agitations de clown devant les médias.


De toute façon je n'ai jamais voulu la politique de Besson et vous vous êts trompé en me croyant extrême et je vous avait averti des effets nocifs du débat sur l'identité.


C'est toujours la plus belle littérature qui gagne une Présidentielle même si c'est du Audiard.(tout dépend des milieux percepteurs).


Il  faut faire vibrer et surtout il faut aimer.


Ségolène Royal aime son ambition mais elle n'a pas donné l'impression d'aimer la France : elle a perdu.


Sarkozy , c'est de la littérature de marchand de tapis.Dans tous ses discours on sent bien le rafistolage sondagesque.


Strauss Kahn perdra parce qu'il ne fait pas vibrer : il est haut dans les sondages parce qu'il parle guère et quand il parle c'est mal.


Et jamais il ne pourra écrire comme De Gaulle ; il fera peut âtre écrire mais quand il parlera cela sonnera faux.


Si  DSK fait écrire des livres par d'autres ou récupère cela se verra tout de suite comme le discours de Chirac en 95 écrit par Séguin et Madelin.


Mais le "je n'accepte pas" de Chirac cela vibrait par rapport au contentement sondagesque de Balladur.


C'est la raison pour laquelle je ne regarde pas les politiques à la télé.


Je demande aux gens (et je connais mon panel) ce qu'ils en retiennent et pourqoui.Puis je construis mon roman :"Les Présidents maudits".


Comment croyez vous que par le verbe des électeurs du FN changent?


Sarko? Il récupère tout mais je savais que sa récup ne durerai pas longtemps : savez vous qui l'a "désyphoné" ?


Maintenant, la littérature peut être un mensonge.


Mais cela finit mal alors.


Et les fautes d'orthographe volontaires peuvent rendre plus humain.



Jean Pierre Chevrier 04/06/2010 09:27



J'ai deux gros livres des écrits du Général De Gaulle.Evidemment je les ai plus que lus mais dévorés car c'est plus que des mots mais une musique qui fait vibrer et qui explique l'enthousiasme
qu'il pouvait soulever. 


Pour moi c'est de la vraie littérature.Si cela n'avait été que de la politique je ne les aurais pas gardés.


De Gaulle était un visionnaire.Ses écrits comme ses grands discours sont d'une limpidité extraordinaire et dépassent la simple politique.


Depuis il y a eu une dérive du Gaullisme.


En fait De Gaulle était était ni de gauche ni de droite.On peut même dire que sa façon de planifier n'a rien à voir avec le délire de l'actuel Premier Ministre qui nous parle des
"marchés" comme d'êtres doués de raison.( ont ils des petites "mains" invisibles pour nous apporter le bien être ? ).


De Gaulle aimait la France en oubliant parfois quand même les Français car la France c'est aussi et surtout les Français.


Depuis, et après les réformes et la modernisation Giscardiennes indispensables ainsi que l'alternance Mitterrandienne qui a permis au peuple de gauche de poser en grandeur réelle ses
aspirations avec l'addition que l'on sait, le Gaullisme avec Fillon et Sarkozy a dérivé en père fouettard de la France; insultant les Françaises et les Français : "vous ne travaillez pas
assez" , "vous dépensez trop" en usurpant la pensée de l'homme du 18 Juin. 


Pour être objectif je terminerai en disant que François Mitterrand était aussi un bon écrivain et vous conseille la lecture de ses livres.


Car la France c'est ni la droite, ni la gauche mais prendre le meilleur des deux, 


et surtout pas le pire comme Messieurs Fillon et Sarkozy.