Le Pacte automobile: un moteur pour sortir de la crise
Mis à mal par le contexte économique, le secteur automobile français connaît aujourd’hui une crise aiguë. Afin d’aider les constructeurs à affronter les difficultés actuelles et à venir, le gouvernement a élaboré un plan de soutien « global et massif ». Le Pacte automobile est le fruit d’un travail en commun, d’une collaboration avec l’ensemble des acteurs de la filière automobile.
Présenté le 9 février 2009 par le Président de la République, le Pacte automobile a pour vocation de fournir aux constructeurs une aide financière adaptée à leurs besoins. D’une part, il s’agit de soutenir la filière automobile durant la crise. D’autre part, il convient de préparer l’après-crise en vue de favoriser l’innovation, l’exportation, et la création d’emplois. La situation est urgente à plus d’un titre : la filière automobile est l’un des piliers de l’activité économique de notre pays en matière d’emploi (10% de la population). Les constructeurs devront également faire face à la concurrence mondiale et relever les nouveaux challenges environnementaux.
Avec la mise en œuvre du Pacte automobile, Nicolas Sarkozy poursuit par conséquent son plan de relance. Les paroles qu’il a prononcées lors de la présentation du projet témoignent de la force de son engagement : « La France ne laissera pas tomber son industrie automobile ». Pour ce faire, le Pacte automobile prévoit une multiplicité d’aides et de financements :
- Des prêts participatifs pour une durée de 5 ans et un montant global de 6.5 Milliards d’euros aux constructeurs automobiles.
- Un fonds de garantie jusqu’à 90% porté par OSEO pour les prêts octroyés aux équipementiers et aux sous-traitants.
- Un fonds sectoriel de 600 Millions d’euros
- Une meilleure prise en charge du chômage partiel
Si l’Etat affirme la nécessité de soutenir son industrie, le pacte automobile est néanmoins assorti de contreparties importantes :
- Les prêts accordés sont participatifs
- En matière d’emploi, les constructeurs s’engagent à ne pas établir de plans sociaux en 2009. Ils se doivent par ailleurs de maintenir leurs activités de recherche et de développement.
- Aucun site d’assemblage n’est autorisé à fermer pendant la durée du prêt.
Le Pacte automobile a ainsi pour objectif de redresser l’industrie automobile tout en la préparant aux défis de demain. Il ne constitue pas un plan protectionniste, et s’inscrit parfaitement dans le cadre européen.