G20 : la moralisation du capitalisme est en marche
Nicolas SARKOZY avait à plusieurs reprises réclamé une moralisation du capitalisme financier et la tenue d’un « nouveau Bretton Woods » destiné à mieux réguler les échanges financiers internationaux. C’est désormais chose faite : le sommet du G20 à Londres est la concrétisation de cette volonté du Chef de l’Etat.
Son implication personnelle extrêmement forte et déterminée, aux côtés de l’Allemagne, a en effet permis d’arriver à un accord qui reconnaît clairement que la défaillance de la régulation est à l'origine de la crise financière, et qui réforme en profondeur l'organisation financière internationale.
Le Président OBAMA a d’ailleurs salué ce volontarisme en indiquant, dès le lendemain du G20, que « sans le leadership de Nicolas SARKOZY, le sommet du G20 n'aurait pas été celui qu'il a été ».
De fait, les mesures adoptées marquent une inflexion sans précédent dans la manière dont se dérouleront les échanges économiques et financiers mondiaux à l’avenir :
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le plus grand plan de relance coordonné jamais vu : 1 100 milliards de dollars supplémentaires vont être débloqués pour la relance de l'économie ;
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la lutte contre les paradis fiscaux : une liste noire des paradis fiscaux a été publiée par l’OCDE, et le principe de leur appliquer, à brève échéance, des sanctions, a été acté par le G20 ;
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Le soutien au commerce mondial : le G20 a décidé la création d’un fonds de 250 milliards de dollars pour aider le financement du commerce et relancer les échanges mondiaux ;
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La reconnaissance du rôle des pays émergents dans la croissance mondiale : d’ici à 2011, le poids des Etats émergents sera accru dans les instances internationales de régulation, notamment le FMI ;
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L’encadrement des rémunérations et des pratiques des traders : le lien entre le niveau de leurs rémunérations et les performances à court terme de leurs placements financiers sera considérablement revu ;
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Le renforcement du contrôle des fonds spéculatifs : chacun des Etats s’est engagé à renforcer la surveillance des fonds spéculatifs par ses propres autorités de contrôle ; de plus, les fonds spéculatifs devront avoir une gestion plus transparente à l’égard des autorités ;
Il s’agit de la première fois depuis vingt-cinq ans que ces sommets internationaux débouchent sur des mesures aussi ambitieuses et aussi concrètes. Il s’agit également de la première fois dans l’histoire du monde que les vingt principales économies de la planète se mettent d’accord sur une feuille de route économique et financière commune.
Le capitalisme de demain sera moins sauvage, plus équilibré, davantage fondé sur la création de valeurs, c'est-à-dire sur l'entreprise et le travail, que sur la capacité à spéculer. Il s’agira d’un capitalisme plus moral et à visage humain.