PS : le vide ?

Publié le par Patrick Beaudouin

Record de mauvaise foi politique battu : les vainqueurs cette année sont les socialistes et les communistes avec plus de 60000 amendements déposés à l’Assemblée nationale sur le projet de loi relatif au secteur de l’énergie qui doit entériner la fusion GdF-Suez. Quelle gabegie et que de temps perdu ! Voilà la manière dont les forces politiques de gauche gâchent l’énergie parlementaire, au lieu de faire les grands choix qui s’imposent à notre pays.
 
Ce refus du débat, est une habitude de la gauche parlementaire, qui préfère les pratiques antidémocratiques que sont l’obstruction systématique, la manipulation des mouvements de rue et les postures idéologiques dépassées.
 
Comme l’a souligné Thierry Breton, il faudrait que le Parlement consacre onze ans de ses travaux à ce texte pour venir à bout de cette montagne d’amendements, qui sont, pour la plupart, sans queue ni tête. De qui se moque t-on ? D’autant plus que l’examen de ces amendements représente autant d’heures de travail pour les fonctionnaires de l’Assemblée, et donc un surplus de dépense publique. Mais cela, la gauche n’en a cure, elle qui aime dilapider l’argent public
 
A quand une gauche qui préférera l’urne, le vote et le débat plutôt que les basses méthodes ?
 

Quant à l’université d’été du PS, elle n’a fait que confirmer le vide abyssal des propositions du PS pour la présidentielle de 2007. Les socialistes se sont épargné toute réflexion de doctrine, ils sont complètement démunis. Ils n'ont aucune analyse du monde tel qu'il est, et donc aucun projet crédible. Tiraillé entre une extrême gauche utopiste et une gauche caviar sans panache, le PS n’arrive pas à se fixer le cap d’une sociale démocratie à l’allemande capable, elle, de comprendre le monde réel. Prenons un exemple : l’entreprise. Les socialistes réussissent le tour de force de parler du plein emploi sans dire un mot de la création d'emplois dans le secteur marchand ou du développement des entreprises ! Le vide : serait-ce le vrai programme du PS ? Toujours est-il qu’à ce petit jeu, Ségolène Royal tient une nouvelle fois la côte : en refusant le débat avec ses propres militants, elle confirme sa stratégie : parler de tout, sans ne rien dire, en privilégiant la forme tout en délaissant le fond. Craint-elle la contradiction ? La campagne présidentielle, une fois véritablement lancée, le dira.

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Publié dans Billets d'humeur

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