L'apprentissage est plébiscité

Publié le par Patrick Beaudouin

L'apprentissage est considéré comme la filière qui prépare le mieux à un emploi, devant le brevet de technicien supérieur (BTS) et les diplômes délivrés par les instituts universitaires de technologie (IUT), selon un sondage IFOP paru hier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France (http://www.ifop.com/europe/docs/jeuneetemploi.pdf).
 
Selon cette source, 95% des personnes interrogées sont "d'accord" pour dire que l'apprentissage prépare bien à l'emploi, contre 5% d'un avis contraire. 85% sont "d'accord" pour dire la même chose du BTS, 73% pour les formations dispensées par les IUT ou DUT, 69% pour les grandes écoles et seulement 34% pour les filières traditionnelles universitaires.
 
Ce sondage est la traduction de la politique de revalorisation de l’apprentissage que la majorité a su porter. Depuis 2002, la réforme de l’apprentissage a été construite pas à pas, avec sagesse, dans le plan de cohésion sociale, dans la loi sur l’école, dans la loi en faveur des PME et celle sur l’égalité des chances.
 
La majorité est partie de deux principes essentiels : 1) L’apprentissage est un véritable volet de l’instruction publique ; 2) Les jeunes veulent s'engager dans les filières avec une vision claire et des débouchés.
 
Or, l’apprentissage offre des perspectives concrètes. Il n'est pas une formation au rabais, par nature différente de la formation générale, mais une formation adaptée à un besoin. Il s'ouvre sur toutes les voies de l'enseignement, même les plus élevées. Il permet de solliciter l'intelligence de chacun, de permettre une découverte de soi, plutôt que l'imposition d'un carcan inadapté.
 
J’ai participé très activement à cette réforme au sein du groupe de travail sur l’apprentissage, en collaboration avec Christian Jacob, alors Ministre des PME (http://www.pme.gouv.fr/grands-dossiers/gt-apprent-prop.pdf). Mon rapport a notamment insisté sur la nécessité d’aider la filière de l’apprentissage à évoluer vers les niveaux supérieurs de formation et à devenir l’école de la création-reprise d’entreprises. Cela répond à la volonté de plus en plus affirmée des jeunes « de devenir leur propre patron » puisque, selon l’IFOP, près d'une jeune sur deux se détermine en faveur de ce statut. Nous avons également veillé à ne pas opposer, ni même « segmenter », l’apprentissage et les formations sous statut scolaire, mais, au contraire, à encourager toutes les formes de passerelles entre les dispositifs.
 
Ce sondage nous montre que les jeunes et leurs familles considèrent peu à peu l'apprentissage comme une véritable filière de formation du succès menant à l'emploi, et non comme la filière de l'échec. Nous sommes loin de la posture des socialistes pour qui l’apprentissage reste une voie de garage et qui poussent aveuglément tous nos jeunes sur les bancs déjà bondés de l’université.
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Publié dans Actualité

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