Pour une autre politique des déplacements

Publié le par Patrick Beaudouin


Samedi matin, j’ai participé, aux côtés de plusieurs élus de Paris tels que Pierre Lellouche et Jean Tiberi, au troisième Forum Pour un Paris gagnant, organisé par Françoise de Panafieu, candidate de l’UMP aux élections municipales à Paris, en mars 2008. Intitulée « Pour un Paris au quotidien », cette troisième rencontre a permis d’aborder des questions qui me tiennent particulièrement à cœur : le cadre de vie, l’environnement, la circulation et les déplacements.

J’ai rappelé, en tant que Maire d’une commune riveraine de Paris, Saint-Mandé, les graves conséquences de la politique de déplacement menée par Paris. C’est une vaste entreprise de destruction des voies de communication qu’ont entrepris, depuis 2002, Bertrand Delanoé et son Adjoint aux Transports, Denis Baupin, pour éradiquer la voiture des frontières parisiennes.



Les travaux engagés, sans information préalable des communes riveraines, génèrent des bouchons qui ralentissent considérablement la circulation tout en créant des nuisances sonores insupportables pour les riverains. Les conséquences en matière de sécurité et de santé, d’ores et déjà importantes, pourraient être dramatiques si la situation se pérennise.

La politique anti-voiture de la Ville de Paris ne s’accompagne, en outre, d’aucune compensation en matière de transports en commun. Le Tramway T3, par exemple, dit Tramway des Maréchaux, présenté comme un moyen de faciliter les liaisons de banlieue à banlieue, est une véritable escroquerie intellectuelle puisque les franciliens devront venir et entrer dans Paris pour rejoindre la banlieue ! C’est pourquoi j’ai demandé un moratoire et une expertise de la mise en service du premier tronçon avant toute décision d’extension à l’Est.

En réalité, c’est d’une véritable concertation dont nous avons besoin, et non d’un simulacre tel que la conférence métropolitaine, où rien ne se décide. Il faut que nous puissions établir des contrats d’objectifs et de moyens entre Paris et chaque commune riveraine, afin de définir ensemble les besoins et les conditions de mise en œuvre des décisions. C’est à cette seule condition que Paris pourra conserver son rang de grande capitale économique européenne.

 

 

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J
J'aimerais bien faire connaissance avec Françoise.<br /> Pouvez vous me la présenter ?
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