Réforme de la justice : le modèle chinois ?
La dernière sortie de Ségolène ROYAL aura encore été un grand moment de « bravitude » (sic). « J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France » a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison ». Les éléments de comparaison sont en effet édifiants, s’agissant d’un pays où les droits de la défense sont bafoués, où la justice est au service du parti unique, et où, torture aidant, la quasi-totalité des inculpations se termine par une condamnation, avec ce que cela implique d’erreurs judiciaires. Mais Madame ROYAL n’a pas tort : la justice chinoise est effectivement rapide, encore que le terme expéditive convienne peut-être davantage. Il n’est d’ailleurs pas rare que la condamnation à mort soit exécutée dès le verdict prononcé, à la sortie du tribunal. Tout cela est il vraiment respectueux des « droit humains » (re-sic) ? On frémit en tout cas en pensant aux résultats qu’un tel système aurait pu avoir dans un procès comme celui d’Outreau.