Rassembler dans la diversité
Au lendemain de la dynamique positive enclenchée par les résultats du premier tour, il importe de rester mobilisés pour obtenir, au soir du second tour, le rassemblement le plus large possible. C’est à cette condition que nous pourrons engager efficacement le changement indispensable au renouveau de notre pays.
Ce rassemblement ne signifie pas reniement de nos engagements. C’est la force de nos convictions qui a permis le succès du premier tour. C’est pourquoi il n’est pas question d’y renoncer dans le cadre de marchandages et autres combinaisons d’appareil. Ce n’est d’ailleurs pas aux partis que nous nous adressons, mais à l’ensemble du peuple français.
Ce rassemblement ne signifie pas non plus uniformité. Ainsi que l’a déclaré Nicolas Sarkozy, « nul besoin d’être d’accord sur tout pour que chacun puisse travailler avec les autres pour le bien commun, pour un même idéal ». C’est pourquoi nous ne demandons pas à ceux qui nous rejoignent de renier leur identité et leurs valeurs. Les parlementaires UDF qui ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy le savent et en témoignent, eux qui restent et resteront UDF. Et a-t-on demandé à Messieurs Glucksmann, Besson, et bien d’autres, de renier leur identité et leur propre histoire ?
Tout au contraire, nous avons la conviction que, face au « sectarisme d'une gauche qui croit davantage aux étiquettes qu'aux convictions », l’ouverture vers ceux qui ont un parcours différent, des idées différentes, qu'ils viennent du centre ou même de la gauche, ne peut que nous enrichir et nous renforcer.
C’est ce rassemblement autour d’un « nouveau rêve français » que nous voulons opposer au « front commun des haines, des intolérances et du sectarisme » qui tient lieu de programme à la gauche.