La présidence française du G20

Publié le par Patrick Beaudouin

J'ai cosigné, aux côtés de Jean-Marc Roubaud, député du Gard, missionné par le Président de la République pour le G20 et le G8, et mes collègues du collectif de la Droite Populaire, un texte écrit à l'occasion de la présidence française du G20:

 

 
En 2007, l'engagement du Président de la République reposait sur deux piliers :
 
- redonner de la compétitivité à la France et à ses entreprises pour assurer croissance et emploi,
- redonner du pouvoir d'achat aux Français.
 
Malheureusement, la crise économique et financière de 2008 et 2009, que personne n'avait anticipée, pas même les plus grands économistes, est venue remettre en cause ces deux piliers.
 
En effet, au second semestre 2008, face à la récession la plus grave que le monde et la France aient connue, l'ordre des priorités a dû être modifié. La priorité a été donnée à la lutte contre cette crise et à la limitation de ses effets les plus néfastes pour nos concitoyens. L'action du Président de la République a d'abord consisté à engager l'Etat dans un soutien massif, sans précédent et indispensable à l'économie française.
 
C'est dans ce contexte que le Président de la République a initié la création du G20  pour tenter de coordonner les plans de relance de l'économie des pays les plus industrialisés. Force est de constater que la France a été moins impactée par la crise que d'autres pays comme les USA, la Grande-Bretagne ou encore l'Espagne.
 
De manière générale le plan de relance français basé sur l'investissement a permis à notre pays de sortir de la récession plus vite, bien avant les autres pays de l'Europe et surtout de générer une croissance supérieure aux attentes et tirer partie de la reprise du commerce mondial. C'est ainsi qu'au premier semestre 2010, on a constaté un rebond du commerce extérieur. Les exportations de la France ont progressé sur un an de 10%. Ces résultats témoignent de la pertinence de nos efforts.
 
L'activité économique de la France s'est accélérée au deuxième trimestre 2010 et a permis à l'emploi salarié de progresser à nouveau : 24.000 postes ont été créés durant cette période. L'intérim a été le premier secteur à repartir à la hausse dès le deuxième trimestre 2009, il a augmenté de 103.000 postes sur un an. La croissance française que l'OCDE avait prévue autour de 0,5% pour 2010 sera de 1,5%.
 
Il ne saurait être question de manifester la moindre auto-satisfaction. La crise n'est pas terminée. Qui pourrait songer à relâcher les efforts lorsque les conséquences de la crise fragilisent encore des pans entiers de notre protection sociale, comme les retraites ? Qui pourrait imaginer revenir au monde d'avant et à la situation antérieure lorsque les déficits publics menacent les Etats ? Le travail à accomplir reste immense.
 
Face à la crise, dont les effets perdurent, le temps demeure résolument à l'action. Il reste encore près de dix huit mois de travail au gouvernement et à la majorité pour tenir les engagements pris en 2007.

Pour un an, la France prend la présidence du G20 et c'est pour le Président Nicolas SARKOZY l'occasion de continuer à défendre, en plus de la coordination des politiques macroéconomiques et de la régulation financière, la réforme du système monétaire international, la volatilité des matières premières, notamment celles agricoles et la réforme de la gouvernance mondiale.
 
De plus, le G8, qui se déroulera à partir de Janvier 2011, donnera également à la France l'opportunité de mettre l'accent sur les affaires politiques et les crises régionales, le partenariat avec l'Afrique, la lutte contre les nouvelles routes du trafic de drogue entre les pays de la Caraïbe, de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel. Le terrorisme sera au coeur de l'actualité, malheureusement.
 
L'importance de ces sujets, qui jettent les bases de l'économie et du vivre ensemble du 21ème siècle, demande à ce que tous les Français soient associés à cette démarche.
 
La crise n'est pas une fatalité en soi, elle se combat par la mobilisation de tous car les mesures prises ne suffisent pas à elles seules si nos concitoyens ne réagissent pas aux efforts demandés et imposés par une mondialisation omniprésente. La croissance, le plein emploi, l'épanouissement de notre société ne se décrètent pas, nous les construisons ensemble.

C'est ensemble et non les uns contre les autres que nous devons réagir, fortement, sinon ensemble nous pleurerons les délocalisations et le déclin de la France.
 
Ce dynamisme montre que les Français, dans les moments difficiles de leur histoire, ont toujours fait les bons choix. Nous les ferons ensemble à nouveau.

 

Publié dans Actualité

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