Afghanistan et Pakistan : le combat contre le fanatisme

Publié le par Patrick Beaudouin

A l’ouverture de la séance officielle du dernier sommet de l’OTAN, à Strasbourg, le Président de la République Nicolas SARKOZY a confirmé le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et a affirmé: « on ne peut pas perdre » en Afghanistan. Là-bas, en effet, « se joue une partie de la liberté du monde ».

Ce discours trouve tout son sens au regard de l’actualité politique en Afghanistan, mais aussi au Pakistan – deux pays marqués par l’intégrisme et par le terrorisme. 

En Afghanistan, un projet de loi bafouant le droit des femmes de la communauté chiite, – qui représente 15 à 20 % de la population du pays – prévoit notamment l’interdiction de refuser un rapport sexuel marital – mesure que beaucoup qualifient de « légalisation du viol conjugal ». Sous la pression de la communauté internationale, le président Hamid KARZAI s’est engagé à reconsidérer les dispositions du texte.

La situation au Pakistan s'est dégradée : l’équilibre gouvernemental, précaire, est fragilisé par l’ascension des talibans. Après avoir envahi la vallée de Swat, ces derniers ont tenté de prendre le contrôle de la région de Buner, à une centaine de kilomètres à peine d’Islamabad. Ils ont toutefois été refoulés par une contre-offensive militaire menée avec succès par le gouvernement.

Barack OBAMA, le Président des Etats-Unis, vient de recevoir à la Maison Blanche les présidents afghan et pakistanais. Le Président Nicolas SARKOZY a, quant à lui, confirmé, au début du mois dernier, l’envoi d’un bataillon de soldats supplémentaire en Afghanistan.

Si la France se bat en Afghanistan, c’est pour lutter contre les forces islamistes, et, par là même, pour défendre les principes énoncés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. À ce titre, il faut souligner que l’intervention des pays membres de l’OTAN et des organisations humanitaires a permis à trois millions et demi de garçons et un million et demi de filles d’être scolarisés cette année.

Cependant, la situation des femmes afghanes est bien le signe que le pays peut à nouveau basculer dans le fanatisme. Ce risque ne peut être pris à l’heure où les talibans mettent tout en œuvre pour se rapprocher d’Islamabad et prendre le contrôle du Pakistan.

Publié dans Actualité

Commenter cet article