Presse et Livres

Publié le par Patrick Beaudouin

Question posée par Patrick Beaudouin
Question publiée au JO le :  02/10/2007
Réponse publiée au JO le :  13/11/2007 
 
 
 
TEXTE DE LA QUESTION :
 
M. Patrick Beaudouin alerte Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation difficile dans laquelle se trouvent les éditeurs indépendants et les éditeurs de revues, en raison de l'augmentation des tarifs postaux applicables à la circulation des livres et la suppression programmée des tarifs consentis à la presse. Cette évolution s'accompagne de l'abandon d'autres mesures favorables à la circulation de l'édition (coliéco, sacs postaux de librairies...). Cette évolution, due en grande partie à la privatisation de la poste, menace sérieusement les activités du nombre d'éditeurs indépendants et risque de porter atteinte aux activités d'un secteur, important mais fragile, de diffusion de la culture en France. Il lui demande les mesures qu'elle envisage de prendre pour aider ce secteur qui l'a saisi par voie d'une pétition nationale.
 
 
TEXTE DE LA REPONSE :
 
Le ministère de la culture et de la communication accorde chaque année son concours, via le Centre national du livre, à plus de 300 maisons d'édition et revues littéraires et scientifiques, dont la diversité fait toute la richesse du paysage éditorial français. Plusieurs de ces maisons d'édition et de ces revues ont alerté le ministère de la culture et de la communication sur les effets, préoccupants pour leur pérennité économique, de la hausse des tarifs postaux résultant de la disparition de tarifs spécifiques ou adaptés à l'acheminement des livres. Cette augmentation touche principalement les petits éditeurs distribuant eux-mêmes leur production, soit directement auprès de leurs lecteurs avec des frais de port élevés, soit à travers le réseau des librairies par des envois ponctuels et le plus souvent unitaires qui entraînent également des frais de port élevés. Ces derniers peuvent être à la charge de l'éditeur ou répercutés sur le détaillant, qui s'acquitte alors souvent de frais de port supérieurs à la marge qu'il peut dégager sur la vente de l'ouvrage commandé. Dans le circuit classique de distribution du livre, les frais de port sont le plus souvent majoritairement à la charge des détaillants mais, surtout, sont nettement diminués du fait du regroupement des commandes et des envois par des distributeurs professionnels. À cet égard, le projet Calibre, mis en oeuvre par le syndicat national de l'édition et le syndicat de la librairie française, vise à proposer une solution de distribution aux petits éditeurs autodistribués et un accès facilité des détaillants à cette production. Ce projet doit en outre permettre aux éditeurs d'effectuer des envois groupés à Calibre, ce qui fera sensiblement baisser le coût d'envoi par ouvrage. L'augmentation des tarifs postaux a des répercussions économiques importantes pour de nombreuses maisons d'édition et pour les librairies. Elle peut constituer un véritable frein à la diffusion du livre. C'est la raison pour laquelle le ministère de la culture et de la communication a saisi la direction de La Poste afin de la sensibiliser à ces problématiques et de l'inciter à mettre à l'étude, dans le cadre de la réglementation applicable, des conditions tarifaires favorables à une meilleure circulation des oeuvres.

Publié dans Assemblée Nationale

Commenter cet article